Particuliers Famille - Scolarité Naissance et filiation

Contestation de la filiation (paternité ou maternité)

La filiation paternelle ou maternelle d'un enfant peut être contestée devant le juge uniquement par certaines personnes et dans certains délais.

  • Filiation établie par un acte de notoriété rédigé par un notaire.

  • La contestation est impossible dans les cas suivants :

    Qu'est-ce que la contestation d'une filiation ?

    La contestation de paternité est une action en justice pour démontrer qu'il n'y a pas de lien de filiation entre l'enfant et son parent officiel.

    Le plus souvent, c'est la paternité qui est contestée.

    Pour contester la maternité, il faut apporter la preuve que la femme désignée par l'acte de naissance comme étant la mère n'a pas accouché de l'enfant.

    Si la filiation est établie par l'acte de naissance de l'enfant, la contestation dépend des éléments suivants :

    • Le parent s'investit (ou s'est investi) dans l'éducation de l'enfant (on parle de possession d'état)

    • Le parent ne s'est pas investi dans l'éducation de l'enfant.

    Qui peut contester la filiation ?

    Les personnes pouvant contester la filiation varient selon la façon dont le parent s'investit (ou s'est investi) dans l'éducation de l'enfant :

    Seul le ministère public peut contester le lien de filiation dans les cas suivants :

    • Fraude à la loi (par exemple, fraude à l'adoption ou grossesse pour le compte d'autrui)

    • Indices qui rendent la filiation invraisemblable (par exemple, reconnaissance par une personne bien trop jeune pour être le père de l'enfant).

    Dans les autres cas, le lien de filiation n'est pas contestable.

    Les personnes qui peuvent contester la filiation établie par l'acte de naissance sont les suivantes :

    • Père désigné dans l'acte de naissance

    • Mère désignée dans l'acte de naissance

    • Personne qui se prétend être le véritable parent

    • Enfant lui-même à compter de sa majorité.

    Le ministère public peut aussi contester la filiation dans les cas suivants :

    • Fraude à la loi (par exemple, fraude à l'adoption ou grossesse pour le compte d'autrui)

    • Indices qui rendent la filiation invraisemblable (par exemple, reconnaissance par une personne bien trop jeune pour être le père de l'enfant).

    Toute personne qui a un intérêt légitime peut contester la filiation entre le père qui figure dans l'acte de naissance ou de reconnaissance et l'enfant.

    Par exemple, un héritier du père.

    Le ministère public peut aussi contester le lien de filiation dans les cas suivants :

    • Fraude à la loi (par exemple, fraude à l'adoption ou grossesse pour le compte d'autrui)

    • Indices qui rendent la filiation invraisemblable (par exemple, reconnaissance par une personne bien trop jeune pour être le père de l'enfant).

    Dans quels délais faut-il agir pour contester la filiation ?

    Le délai de contestation de la filiation varie selon la façon dont le parent s'investit (ou s'est investi) dans l'éducation de l'enfant :

    Vous ne pouvez pas contester le lien de de filiation.

    Le lien de filiation peut être contesté dans un délai de 5 ans à compter du jour où les relations parent/enfant ont cessé, par exemple en cas de décès du père.

    Si c'est l'enfant qui conteste sa filiation, il peut agir dans un délai de 5 ans à partir de la date de ses 18 ans, soit jusqu'à ses 23 ans.

    La contestation peut être engagée dans un délai de 10 ans à compter de la date de naissance ou de reconnaissance.

    Si c'est l'enfant qui conteste sa filiation, il peut agir dans un délai de 10 ans à partir de la date de ses 18 ans, soit jusqu'à ses 28 ans.

    Quelles sont les preuves à apporter pour contester la filiation ?

    La paternité peut être contestée en rapportant la preuve que l'homme mentionné dans la déclaration de naissance ou qui a fait la reconnaissance n'est pas le père biologique de l'enfant.

    Tous les moyens de preuve sont possibles.

    Une expertise biologique (test de paternité) est le plus souvent ordonnée par le juge.

    Le refus de s'y soumettre peut être interprété par le juge comme un aveu de paternité ou, selon le cas, de non paternité.

    L'expertise biologique post mortem est possible uniquement si la personne avait donné son accord exprès de son vivant.

    Quelle est la procédure à suivre pour contester la filiation ?

    L'action en contestation d'une filiation se déroule devant le tribunal judiciaire.

    Le recours à un avocat est obligatoire.

    Si l'enfant est mineur, il doit être représenté par un administrateur ad hoc quand ses intérêts sont en contradiction avec ceux de ses représentants légaux (c'est-à-dire son ou ses parents).

    Où s'adresser ?
    Point-justice - Maison de la justice et du droit de Villefontaine
    Adresseplace du 11 novembre 191838090VILLEFONTAINE
    CoordonnéesTél. :04 74 96 94 67
    Point-justice - Maison de la justice et du droit de Grenoble
    Adresse25 avenue de Constantine38000GRENOBLE
    CoordonnéesTél. :04 38 49 91 50
    Quelles sont les conséquences si la contestation de filiation aboutit ?

    Quand la filiation contestée est remise en cause par le juge, les conséquences sont les suivantes :

    • Annulation rétroactive du lien de filiation

    • Mise à jour automatique des actes d'état civil concernés

    • Disparition des droits et obligations du parent dont la filiation est annulée (autorité parentale, obligation alimentaire, etc.).

    L'annulation de la filiation peut entraîner le changement de nom de l'enfant mineur.

    Si l'enfant est majeur, le changement de nom est possible uniquement avec son consentement.

    Dans l'intérêt de l'enfant, le juge peut organiser les conditions de relations avec la personne qui l'élevait auparavant, pour préserver les liens affectifs existants.

    Qu'est-ce que la contestation d'une filiation ?

    La contestation de paternité est une action en justice pour démontrer qu'il n'y a pas de lien de filiation entre l'enfant et son parent officiel.

    Le plus souvent, c'est la paternité qui est contestée.

    Quand la filiation établie entre un enfant et son père a été établie par un acte de notoriété (rédigé par un notaire), il est possible de la contester.

    Qui peut contester la filiation ?

    La filiation établie par un acte de notoriété peut être contestée par toute personne qui a un intérêt légitime.

    Par exemple, un héritier du père.

    Dans quels délais faut-il agir pour contester la filiation ?

    La filiation peut être contestée dans un délai de 10 ans à compter de la date de l'acte de notoriété.

    Quelles sont les preuves à apporter pour contester la filiation ?

    La paternité peut être contestée en rapportant la preuve que les éléments sur lesquels l'acte de notoriété s'appuient sont faux.

    Connaître les éléments sur lesquels l'acte de notoriété doit s'appuyer

    L'acte de notoriété, établi par un notaire, constate l'existence de relations familiales entre un enfant et son père supposé.

    La relation entre le père supposé et l'enfant doit remplir toutes les conditions suivantes :

    • La relation doit s'établir dans la durée. Le père et l'enfant doivent entretenir des relations habituelles même si elles ne sont pas permanentes.

    • Elle ne doit pas être établie de manière violente ou frauduleuse

    • Le parent prétendu et l'enfant doivent être reconnus comme tels dans la vie courante (amis, famille, administration, etc.)

    • Il ne doit pas y avoir de doute sur le fait qu'il est le père de l'enfant.

    C'est ce qu'on appelle la possession d'état.

    La paternité peut également être contestée en rapportant la preuve que l'homme reconnu comme père dans l'acte de notoriété n'est pas le père biologique de l'enfant.

    Tous les moyens de preuve sont possibles.

    Une expertise biologique (test de paternité) est le plus souvent ordonnée par le juge.

    Le refus de s'y soumettre peut être interprété par le juge comme un aveu de paternité ou, selon le cas, de non paternité.

    L'expertise biologique post mortem est possible uniquement si la personne avait donné son accord exprès de son vivant.

    Quelle est la procédure à suivre pour contester la filiation ?

    L'action en contestation d'une filiation se déroule devant le tribunal judiciaire.

    Le recours à un avocat est obligatoire.

    Où s'adresser ?
    Point-justice - Maison de la justice et du droit de Villefontaine
    Adresseplace du 11 novembre 191838090VILLEFONTAINE
    CoordonnéesTél. :04 74 96 94 67
    Point-justice - Maison de la justice et du droit de Grenoble
    Adresse25 avenue de Constantine38000GRENOBLE
    CoordonnéesTél. :04 38 49 91 50

    Si l'enfant est mineur, il doit être représenté par un administrateur ad hoc quand ses intérêts sont en contradiction avec ceux de ses représentants légaux (son ou ses parents).

    Où s'adresser ?
    Point-justice - Maison de la justice et du droit de Villefontaine
    Adresseplace du 11 novembre 191838090VILLEFONTAINE
    CoordonnéesTél. :04 74 96 94 67
    Point-justice - Maison de la justice et du droit de Grenoble
    Adresse25 avenue de Constantine38000GRENOBLE
    CoordonnéesTél. :04 38 49 91 50
    Quelles sont les conséquences si la contestation aboutit ?

    Quand la filiation contestée est remise en cause par le juge, les conséquences sont les suivantes :

    • Annulation rétroactive du lien de filiation

    • Mise à jour automatique des actes d'état civil concernés

    • Disparition des droits et obligations du parent dont la filiation est annulée (autorité parentale, obligation alimentaire, etc.).

    L'annulation de la filiation peut entraîner le changement de nom de l'enfant mineur.

    Si l'enfant est majeur, le changement de nom est possible uniquement avec son consentement.

    Dans l'intérêt de l'enfant, le juge peut organiser les conditions de relations avec la personne qui l'élevait auparavant, pour préserver les liens affectifs existants.

    Maison de justice et du droitmjdMinistère chargé de la justice
    Référence : Code civil : article 61-3Changement du nom de famille
    Référence : Code civil : articles 332 à 337Actions en contestation de la filiation
    Référence : Code civil : articles 388 à 388-2Administrateur ad hoc du mineur
    Référence : Code civil : articles 311-19 et 311-20Procréation médicalement assistée
    Référence : Circulaire du 28 octobre 2011 portant sur divers actes de l'état civil relatifs à la naissance et à la filiation

    Acte établi par un notaire à partir de témoignages. Il atteste que certains faits sont de notoriété publique et sert de preuve dans plusieurs domaines (filiation, propriété, état civil, etc.).

    Réunion de faits permettant d'établir la filiation d'une personne avec un parent dont elle se dit être le fils ou la fille. Elle doit être constante, continue et non équivoque (existence d'une vie de famille effective, le parent a participé à l'éducation et à l'entretien de l'enfant, l'existence du lien familial est reconnue par l'entourage).

    Corps de magistrats représentant les intérêts de la société devant les juridictions

    Personne désignée par la loi ou par un testament pour recueillir la succession d'une personne décédée

    Personne chargée d'accompagner juridiquement un mineur non émancipé afin de protéger ses intérêts

    Assistance médicale à la procréation